Jean Sulpice chez le Père Bise: « que la montagne est belle! »

Jean Sulpice chez le Père Bise: « que la montagne est belle! »

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C’est Jean Sulpice qui l’a annoncé lui- même sur Twitter: « Les amis, je reprends officiellement l’Auberge du Père Bise, à partir de mai prochain. Grande hâte!« .
On comprend la joie et l’envie de ce jeune (38 ans) et talentueux chef de Val Thorens (**). Avec son épouse (et sommelière) Magali il se lance dans une nouvelle aventure en achetant une institution plus que centenaire des bords du lac d’Annecy.

Ce restaurant installé à Talloires, en Haute-Savoie,fut un monument de la gastronomie haut-savoyarde.L’entreprise familiale avait gagné ses lettres de noblesse avec Marguerite Bise, troisième femme a obtenir la 3e étoile au guide Michelin en 1951. Son fils François Bise, qui a fait son apprentissage avec Alain Chapel, Paul Bocuse ou Jean Troisgros, appartenait à la génération des célèbres « sept de Rhône-Alpes » à avoir trois étoiles au Michelin dans les années 70.
De nombreuses personnalités ont fait une halte dans cette auberge de 45 couverts à l’environnement époustouflant : l’Agha Khan, Winston Churchill, Richard Nixon, Charlie Chaplin, Brigitte Bardot, Jean-Paul Sartre, Sacha Guitry, etc.

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©jeansulpice.com/perebise/

 

Refaire briller les étoiles du Père Bise

Après la mort de François Bise en 1984 Sa femme, Charlyne, et sa fille, Sophie, ont entretenu la flamme de ce restaurant qui détient actuellement une étoile.

Père Bise, c’est aussi une histoire de femmes que racontait Sophie Bise à Thierry Bourgeon en septembre 2010

 

Pour Jean Sulpice (38 ans) et son épouse Magali c’est le projet d’une vie. « C’était une opportunité de vie pour nous deux« , a résumé l’ancien disciple de Marc Veyrat auprès duquel il s’est formé à quelques encablures de là.

Jean Sulpice parle de Marc Veyrat. C’était à à l’occasion des soixante ans de « l’homme au chapeau »

« Je suis savoyard, ma cuisine est ancrée dans la Savoie, c’était important de trouver un lieu en Savoie« , a expliqué Jean Sulpice, qui souhaite, avec son épouse en salle et comme maîtresse de maison, « faire vivre une expérience au client du début à la fin » : « de restaurateurs, on va devenir hôteliers-restaurateurs« .

Que la montagne est belle

Les travaux d’aménagement vont débuter pour une ouverture au printemps avec les 70 salariés de l’Auberge du Père Bise.
D’ici là, Jean et Magali Sulpice seront au rendez-vous dès le 25 novembre à Val Thorens pour ce qui « sera peut-être notre dernière saison, si on trouve un jeune pour reprendre« .
Aprés 15 ans à 2.300 mètres, le chef doublement étoilé en 2010, qui ne faisait « qu’une cuisine d’hiver » dans son restaurant d’altitude promet de faire « une cuisine des quatre saisons » certes « les pieds dans l’eau, mais la tête toujours dans les montagnes ».

Thierry Bourgeon/laradiodugout.fr

Le portrait de Jean Sulpice réalisé en 2009 à la veille de sa deuxième étoile

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Souvenir: Jean en bonne compagnie lors des 60 ans de Marc Veyrat ©Thierry Bourgeon/laradiodugout.fr