- PRESENTATION
- JANVIER: LES PREMIERS PAS
- FEVRIER: CHANDELEUR ET CHANT DU CYGNE
- MARS: A MI-PARCOURS
- AVRIL, MAI, JUIN: LA DERNIERE LIGNE DROITE
LA MONTRE ET LE CUISINIER
Il la regardait souvent à son poignet gauche. C’est normal il était droitier. Une jolie montre bracelet tout en argent du plus bel effet. Il la remontait avec soin. Elle lui rendait bien en affichant à tout moment le juste temps.
A la bonne heure ! lançait le Cuisinier qui ne se serait passé de sa montre pour rien au monde.
Il se souvient qu’une fois, c’était au cours de son CAP de Cuisine, Isabelle, son professeur chargé des cours d’hygiène, lui avait demandé de s’en séparer lorsqu’il était devant les fourneaux.
Pas question ! avait-il répondu. Il était persuadé que, sans sa montre fétiche, il n’ajusterait plus les temps de cuisson. Il aurait donné sa main (gauche) à couper que privés d’une compagne aussi ponctuelle, les œufs mollets seraient durs, le caramel brulé, les sauces gâtées, la viande trop cuite…Arrêtons là faute de temps !
Le jour de l’examen, malgré son exactitude, il perdit 3 points pour ne pas avoir respecté cette règle sacro-sainte gravée dans le marbre : « retirez montres, bagues, chevalières et gourmettes, susceptibles de garder, lors des manipulations, des déchets fermentescibles ».
Les microbes n’avaient qu’à bien se tenir. Doué qu’il était il compensa par son talent ce manque à gagner et gagna son certificat.
Le temps passa. Le Cuisinier aux doigts de fée devint chef parmi les grands. Il n’eut jamais un regard pour les pendules, les horloges ou les coucous. C’est montre en main, qu’il grimpa tous les échelons jusqu’à atteindre le firmament. Un jour l’étoilé, pressé par le temps, voulu reprendre le travail d’un commis négligent qui faisait des beignets. Mal lui en pris. De son poignet la montre bracelet tomba dans la friteuse. En une seconde, de l’autre main, il plongea dans l’enfer pour récupérer son éternelle amie.
Il la regarde souvent à son poignet gauche. Sa main droite inutile à jamais l’homme n’est plus Cuisinier. Il a tout perdu, même le temps. Quant à sa montre, elle lui rappelle sans cesse par ses aiguilles arrêtées, ce moment qui sanctionna en un instant son arrogance
LE QUIZ IN
Il est « IN » le Chef. Il nous a concocté ce matin là une épreuves de derrière les fayots : le quiz du parfait cuisinier. Le principe est simple, il s’agit de reconnaitre une centaines de produits numérotés et installés sur des tables.
J’imagine notre maître à tous déménageant la veille au soir, sous l’œil effaré de son épouse, tous ses placards de cuisine à la recherche de l’épice rare rapportée de ses dernières vacances à la Réunion.
Le fait est là. Nous voilà devant un incroyable étalage de poudres, légumes, graines, feuilles en tous genres venus du fond des âges, des provinces et des contrées lointaines. Du fin fond des tiroirs du Chef et de l’Economat.
J’avais déjà pu admirer un étalage du même genre chez Israël à Paris, une caverne d’épices à vous rendre baba. Ma carte bleue en éternue encore. Il faut dire que la veille de ce funeste jour pour mon compte en banque, j’avais rencontré le chef du Restaurant Caius Jean Marc Notelet auteur avec son complice Blaise Mautin d’un livre remarquable d’inventions et de senteurs : « Le Cuisinier et le Parfumeur » (Editions Minerva)
Nous voilà donc à la queue-le-le, le cul en l’air et le nez dans les coupelles. Je ne sais pas si vous avez déjà pris plein pot dans la narine où direct sur la papille du piment oiseaux ? Moi si.
J‘apprendrai à mes dépens que ce Piment fort, originaire du Zimbabwe, est de niveau 7 à 8 sur l’échelle de Scoville qui en compte dix et qui va du doux à l’explosif en passant par l’ardant, le brulant ou le volcanique. A côté l’échelle de Richter est un escabeau.
A part cet épisode torride quel plaisir de découvrir ces saveurs, parfums, senteurs au détour d’une feuille, d’une racine, d’une herbe. Des goûts et des couleurs.
Les larmes éternelles de la Ficoide glaciale, herbe à glace et au goût de mer. La Feve de Tonga à l’arôme de vanille et de foin. Le Panais, légume oublié au goût sucré dont raffolait déjà l’Empereur Tibère. La Cordifole aux feuilles grasses et à la saveur citronnée.
Merci Chef de nous avoir offert ce spectacle olfactif et hors concours. Je me souviendrai pour toujours de cette balade merveilleuse aux pays des arômes.






30 août 2009 à 9h29
Bonjour Thierry,
Je découvre le site Radio du Goût ce matin et votre parcours ” CAP CUISINE”
Super d’aller au bout de son rêve et bel exemple encourageant pour d’autres.
Le site est plus qu’intérèssant par la multitude d’informations qu’il contient. Je consulterai réguliérement et j’en parlerai autour de moi.
Nous avons été ravi de vous rencontrer cet été grâce à votre maman dans votre lieu de vie. Un lieu magnifique dont votre femme et vous avez su garder l’authenticité.
Sincèrement.
1 septembre 2009 à 9h58
bonjour,
je trouve celà formidable un bel exemple d’encouragement pour tous ceux qui veulent recommencer dans la vie, car tant qu’il y a la vie il y a de l’espoir et même plus.Félicitation à tous ceux qui ont préparer ce CAP de cuisine et merci pour ce site et ce témoignage.
A bientôt
1 septembre 2009 à 21h42
Merci Vivianne pour ces encouragements.
J’ai essayé de raconter simplement cette expérience magnifique. Depuis j’ai créé un atelier de cuisine en Périgord pour y donner des cours et étudier des recettes et les produits à placer dans La Radio du Goût.
Cet été mon Chef (mon professeur de CAP) est venu me voir. Il était heureux et fier de savoir que tout notre groupe avait réussi.
J’espère découvrir de nouveaux commentaires de votre part sur les contenus de ce site .
Bien amicalement.
Thierry
thierry.bourgeon@laradiodugout.fr
1 septembre 2009 à 21h49
Chère Michelle,
nous avons été heureux de vous recevoir à Marot. Je m’étonne tous les jours de pouvoir vivre dans ce petit paradis.
C’est désormais le siège de La Radio du Goût qui, je l’espère, deviendra l’un des sites incontournables pour tous ceux qui approuvent ceci:
“la terre est décidément bien basse
le ciel est vraiment trop haut
il n’y a que la table qui soit à la bonne hauteur
Amitié
Thierry
thierry.bourgeon@laradiodugout.fr
9 septembre 2009 à 19h21
Bonjour Thierry
Je fais partie de la promo septembre 2009. Nous venons de commencer les cours. Le chef, Jacques Hebert, nous a fait découvrir votre article.
Je l’ai trouvé vraiment bien écrit et très drôle.
Cela nous donne également une bonne idée du parcours que nous avons entrepris.
Je peux confirmer : la blanquette est fabuleuse pour l’avoir cuisiné puis dégusté ce matin.
Merci pour cette page de bonne humeur.
Au plaisir de lire vos prochains articles.
15 septembre 2009 à 14h51
Chère Pepette,
cest un ravissement de vous lire. Courage. Lepreuve nest pas facile mais avec un professeur comme Jacques vous ne craignez rien. Faites moi part de votre expérience et saluez le Chef pour moi.
Bien amicalement.
Thierry Bourgeon
5 août 2010 à 0h06
Bonjour,
Je participe à la prochaine formation CAP cuisine à
FERRANDI(Septembre 2010 ADULTE).J’ai découvert votre site et vos
commentaires tordants, j’ai encore plus hâte d’y être!! . J’ai
reconnu mon futur chef, Jacques qui m’a reçu lors des entretiens. Je
crois que j’ai choisis la bonne école. Merci pour votre exemple et
votre enthousiasme.
Bonne journée.
Stéphanie
5 août 2010 à 0h09
Bonjour Stéphanie,
surtout courage. Il y a quelques moments “douloureux” mais c’est le
plaisir qui l’emporte à chaque fois. Jacques est un chef “délicieux”.
J’habite aujourd’hui le Périgord et il vient me voir chaque été. Je
vous souhaite tout plein de bonnes choses.
Bien amicalement.
Thierry
9 octobre 2011 à 15h34
Bonjour!
Merci pour votre site, cafté par Jacques Hébert, (qui soit-dit en passant, vous salue) à notre groupe d’apprentis CAP adultes pour 2011.
Les recettes s’enchaînent (à peu près) dans le même ordre que pour vous: demain, c’est canard aux navets, mousse au chocolat. Nous en sommes déjà à la 6ème semaine, le temps file à une vitesse incroyable, j’ai pour ma part déjà rempli un cahier d’écolier à spirales rien qu’avec les TP du matin!
Je consulte régulièrement votre rubrique “lexique” qui m’aide à anticiper sur les cours de “techno culinaire”, et me disperse sur le site au gré des recettes, ça me change du Maincent…
Cordialement,
Lorraine
16 octobre 2011 à 10h12
Bonjour,
J’ai 49 ans et je désir passe mon CAP de cuisine, j’ai déjà, mais il y a quelques années de celà, exercé le métier de boulanger viennois pendant dix ans.
Je demeure du côté de perpignan.
Savez-vous s’il existe lz même type de formation dans cette région.
Cordialement
Georges GRENON