Spécial Fêtes: Rungis dès potron-minet pour le grand rush (II)

Spécial Fêtes: Rungis dès potron-minet pour le grand rush (II)

Avant la période festive de Noël,  partir observer le Marché International de  Rungis, ce gigantesque et grandiose marché agro-alimentaire aux portes de Paris,  bâti sur   250 hectares,  grand comme la Principauté de Monaco,  est une expérience passionnante et inoubliable.

12 000 personnes y travaillent. 1200 entreprises s’affairent dans  ses  nombreux pavillons et entrepôts. 19 restaurants nourrissent leurs hommes et femmes. Paris-Rungis s’éveille en labeur et  fête.

Les pavillons  approvisionnent chaque jour les professionnels de la gastronomie, de la   bistronomie.   Chefs  étoilés ou non.  Mais aussi supermarchés et épiceries  de la grande métropole francilienne.

Petit tour d’horizon insolite…

Parcourir l’impressionnant  Pavillon de la Marée, le A4,  est une aventure pittoresque.  Le A4, plus long bâtiment de Rungis,   s’étire  sur  250 mètres !

Produit _ lamarée homard

un Prince de la Marée ©rungis

Les Etablissements L.Péan, référence poissonnière sur les grandes tables du monde, affichent fièrement  leurs pêcheries du jour : poissons  étincelants de fraîcheur.  Les plus recherchés, ceux  de  petite pêche,  souvent pêchés à la ligne,   à l’unité. Sur de petits bateaux de pêche, maniables,  dont les pêcheurs professionnels  prennent souvent des risques.  Leur pêche  valent 2 fois plus chère, car il n’y pas d’approvisionnement constant et régulier.

Les huitres Spéciales Gillardeau, dont la Maison-Mère en Charente-Maritime à Bourcefranc, s’enorgueillit d’élever des huitres voyageuses, du Portugal à l’Irlande.  Chair bien blanche,  taux de remplissage de 80 %.  Coquille bien ronde. La lettre « G » gravée au dos sur la coquille,  comme une signature de Star !

Au Pavillon Volailles & Gibiers

Ambiance_Volaille en fête

Volailles en fête ©rungis

On y apprend que le Chapon sera  le plus courtisé pour Noël.  Les mini-Chapons également,   pour satisfaire les petites bourses ou les petits appétits.

Coté  gibier,  le Cerf, viande rouge légère,  est 25 fois moins grasse que la viande de bœuf et aussi riche en protéines.   Très prisé pour les Fêtes, comme la viande de Faisan qui est moins grasse qu’un yaourt !

Pavillon des Fruits & Légumes

Excellence de fraîcheur, de couleur et d’exotisme  au rayon des fruits des îles lointaines. Tant convoités  pour les Fêtes.

On découvre une petite merveille : l’Ananas Pain de Sucre du Bénin Bio.

La Mûrisserie de  bananes et mangues,  vérifie leur taux de sucre  et leur dureté  par ultrasons.

Rue  de la Gastronomie, tout  Rungis en liesse

la parade du diamant noir

la parade du diamant noir ©rungis

On se régale de Foie Gras à la  Maison  Masse,  dirigée par Frédéric Masse,  héritier d’une longue dynastie…  son arrière-grand-père Pierre-Achille officiait déjà il a  133 ans dans l’ancestral  Ventre de Paris.

Malgré la pénurie de  Foie Gras en France et dans toute l’Europe, suite à la grippe aviaire, (il manquerait  40 % de la production française cette année),  Frédéric a sélectionné les meilleurs dans chaque bassin de production pour satisfaire sa belle clientèle.  Du simple bistrot adepte de la bistronomie au  Chef étoilé de  la haute gastronomie française.

Son Foie Gras aux marrons, et celui à la truffe   fraîchement ramassée, un must.

La Maison Médelys  a la chance d’avoir son propre pavillon,  cossu,  superbement achalandé.  Les produits gastronomiques haut de gamme,  tous sourcés,  font rêver : Foies Gras, Saumon fumés, Caviar ! Mais aussi une étonnante Cave à Vin !

Un péché mignon ? Le Saumon sauvage fumé au bois d’aulne et pas au bois de hêtre.   Plus que sublime.

Savez-vous qu’il existe aussi à Rungis  une Commanderie des Ambassadeurs de la Gastronomie de Rungis ?

Savez-vous que Rungis  va fêter en 2019  ses 50 printemps  comme l’annonce Stéphane Layani son dynamique  PDG, la tête pleine  de nouveaux projets.

A vos  fourneaux, assiettes,  fourchettes et couteaux… Et JOYEUX NOEL

Geneviève Guihard/décembre 2017/laradiodugout.fr

www.rungisinternational.com

 

Voir aussi: le reportage d’Isabelle Monrozier