Château de Versailles – Epicerie fine

© Myriam Gauthier-Moreau

Lorsqu’on évoque Louis XIV, on oublie parfois qu’il a aussi gouverné par les plaisirs du goût. Les historiens le savent. Pour la plupart, ils considèrent que la haute gastronomie française a pris naissance ici à Versailles. Et comme la France reste aux yeux de tous synonyme d’art de vivre et de raffinement, le château vient de signer une licence avec la société « Oh Légumes Oubliés » pour développer la marque « Château de Versailles- Epicerie fine ».

Des produits regroupés autour de trois gammes.  « Jardin Royal », pour une déclinaison de fruits et légumes en chutney, pâtes à tartiner, ou confitures; « Gourmandise de la Reine »pour des sucreries dont des bonbons au miel ou des sirops. Et « Plaisirs du Roi » pour notamment des soupes, des sels, des épices, des truffes du Périgord et du foie gras…Et oui, c’est Louis XIV qui a lancé la mode du foie gras !

Mais ne vous attendez pas à y trouver quelques recettes qui datent de cetteépoque. Ne vous attendez pas non plus à ce que les produits proviennent du château ou du Potager du Roi. Non simplement,on peut parler de « traces historiques  » :  le roi et le cour les consommaient sous une forme ou une autre..  L’asperge, largement cultivée à Versailles, est très appréciée du souverain ce qui explique l’Asperge au gingembre ». Il est très friand de petits pois, on vous les propose à la coriandre. Il adore les melons, les
nèfles, les figues….etc

Quel est le rôle de « oh Légumes Oubliés  » ?

D’avoir conçu tous ces produits d’épicerie fine, certifiés issus de l’agriculture biologique et cuisinés sur notre territoire avec des matières premières issues d’une agriculture locale.

Où les trouver ?

Dès aujourd’hui sur le site internet www.chateauversailles-epiceriefine.com

Demain, à Versailles et dans certains magasins comme Monoprix. La marque  sera présente à la foire de Shangaï en novembre.

Et après après après demain dans le monde entier ! Mais attendons de voir !

Pour l’instant pas de boutique en nom propre mais des « corners » y compris sur place dans le château, ce que l’on peut regretter ! C’est d’ailleurs à l’export que la marque devrait réaliser 85 % de son chiffre d’affaires.

Qu ‘est ce que cela rapportera au château ?

Le pourcentage financier qui reviendra à Versailles sera faible. Impossible d’en savoir plus. Mais c’est en terme de notoriété qu’il faut raisonner nous dit-on.

D’accord, pas question que les recettes permettent à elles seules la restauration du  château mais elles mettront quand même du beurre dans les épinards ?

Isabelle Monrozier pour laradiodugout.